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Conduit de cheminée fissuré ou abîmé : les signes et les solutions

Contrôle de conduit de cheminée à Flourens

Un conduit de cheminée fissuré laisse passer des fumées, de la suie et parfois du monoxyde de carbone là où ils ne devraient pas aller : dans les murs, les combles ou les pièces traversées. Les signes les plus courants sont une odeur de fumée, des taches brunes sur un mur ou un plafond et des fissures visibles sur la souche. Si vous suspectez un conduit abîmé, arrêtez de faire du feu et faites-le examiner par un professionnel avant toute nouvelle flambée.

Les signes qui doivent vous alerter

  • Des taches brunes ou jaunâtres sur un mur ou un plafond, le long du trajet du conduit, parfois grasses ou luisantes. Elles viennent souvent du bistre ou de condensats qui traversent la maçonnerie.
  • Une odeur de fumée ou de suie dans une pièce sans appareil, à l’étage ou dans les combles.
  • De la fumée ou des traces noires dans les combles, autour du passage du conduit.
  • Des fissures visibles sur la souche en toiture, des joints qui se creusent, un enduit qui se décolle, des briques qui s’effritent.
  • Un tirage qui se dégrade : refoulements, feu qui démarre mal, vitre qui noircit plus vite qu’avant.
  • Des débris dans l’âtre : morceaux de terre cuite, de mortier ou de boisseau tombés dans le foyer.
  • Une remarque du ramoneur sur l’attestation, ou un hérisson qui accroche toujours au même endroit.

Un seul de ces signes ne prouve pas que le conduit est fissuré, mais il justifie une vérification.

Pourquoi un conduit se dégrade

Plusieurs causes s’additionnent souvent :

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  • L’âge. Les conduits anciens en boisseaux de terre cuite ou en briques n’ont pas été conçus pour les appareils actuels, qui produisent des fumées moins chaudes et davantage de condensation.
  • Le bois humide. Au-delà de 20 % d’humidité, le bois brûle mal, encrasse le conduit et produit des condensats acides qui attaquent les joints.
  • Un feu de conduit. L’inflammation des dépôts provoque une montée brutale de la chaleur qui peut fendre la maçonnerie, même si le feu a été vite maîtrisé.
  • Le bâtiment et la météo. Les mouvements de la structure, la pluie et le gel fatiguent surtout la partie qui dépasse du toit.
  • Un défaut de ramonage, qui laisse s’accumuler suie et bistre.

Les risques d’un conduit abîmé

Le premier risque est l’intoxication au monoxyde de carbone. Ce gaz est invisible et inodore, et une fissure peut le laisser passer dans une chambre située le long du conduit. Un détecteur de fumée est obligatoire dans chaque logement ; un détecteur de monoxyde de carbone près des appareils à combustion est une protection utile en plus. Pour reconnaître les signes d’intoxication, lisez notre article monoxyde de carbone et appareils mal entretenus.

Le deuxième risque est l’incendie : gaz chauds et étincelles peuvent atteindre une charpente ou un plancher en bois au contact du conduit. Enfin, en cas de sinistre, l’assureur examinera l’état du conduit et vos attestations de ramonage.

Ce que vous pouvez vérifier vous-même, sans danger

  • Observer la souche depuis le sol, avec des jumelles : fissures, briques manquantes, chapeau abîmé. Ne montez pas sur le toit.
  • Inspecter murs et plafonds le long du trajet du conduit, y compris dans les combles s’ils sont accessibles sans risque.
  • Relire vos dernières attestations de ramonage.
  • Noter quand les signes apparaissent : par vent fort, par temps de pluie, à l’allumage.

Ces observations aideront le professionnel. En revanche, n’essayez pas de reboucher une fissure de l’intérieur avec un mastic ou du plâtre : cela ne rend pas le conduit étanche et masque le problème.

Ce qu’il ne faut pas faire

  • Continuer à faire du feu « en attendant ».
  • Compter sur une bûche ou un produit de ramonage chimique : ces produits ne remplacent pas un ramonage mécanique et ne bouchent aucune fissure.
  • Raccorder un nouvel appareil sur un conduit dont l’état n’a pas été vérifié.

En cas de feu de conduit (grondement, flammes ou étincelles en haut de la souche, fumée abondante) : fermez l’arrivée d’air de l’appareil si vous pouvez le faire sans danger, ne jetez pas d’eau dans le foyer, sortez de la maison et appelez le 18 ou le 112.

Les solutions : diagnostic, tubage, chemisage, reconstruction

Le diagnostic d’abord

Tout commence par un ramonage puis une inspection. Le professionnel regarde l’intérieur du conduit, souvent avec une caméra, pour localiser les fissures, mesurer la section et repérer les dévoiements. C’est ce diagnostic qui dit quelle solution est possible.

Le tubage

Le tubage consiste à glisser dans le conduit existant un tube métallique, le plus souvent en inox, flexible ou rigide, dimensionné pour l’appareil. Les fumées circulent alors dans ce tube étanche, et non plus au contact de la maçonnerie. C’est la solution la plus courante lorsqu’on installe un insert ou un poêle dans un conduit ancien en assez bon état. Le tube doit convenir au combustible, bois ou granulés, et la pose suit le DTU 24.1 et la notice du fabricant.

Le chemisage

Le chemisage reconstitue une paroi intérieure étanche dans le conduit, par exemple avec un mortier ou une gaine spécifique. On y recourt quand le conduit est trop irrégulier ou trop dévoyé pour recevoir un tube, ou pour restaurer un conduit maçonné. C’est un travail de spécialiste du conduit, que tous les installateurs ne réalisent pas.

La reconstruction ou un nouveau conduit

Si le conduit est trop endommagé, on le reconstruit, ou l’on crée un nouveau conduit isolé, à l’intérieur ou le long de la façade. La sortie de toit doit alors dépasser d’au moins 0,40 m toute construction située à moins de 8 m (arrêté du 22 octobre 1969). En copropriété, un conduit en façade ou en toiture demande l’autorisation de l’assemblée générale (loi du 10 juillet 1965, art. 25).

Et le débistrage ?

Le bistre est un dépôt dur et goudronneux que le hérisson n’enlève pas. Quand le conduit en est tapissé, un débistrage, mécanique ou chimique, peut être nécessaire avant toute autre intervention. Il est réalisé par une entreprise équipée pour cela.

Prévenir la dégradation du conduit

  • Faites ramoner le conduit deux fois par an s’il est en service, dont un ramonage pendant la période de chauffe : c’est ce qu’impose le règlement sanitaire départemental en Haute-Garonne. Gardez les attestations au moins deux ans.
  • Brûlez du bois sec, à moins de 20 % d’humidité (23 % au plus selon l’ADEME).
  • Évitez les feux qui couvent toute la nuit, air fermé : ils encrassent le conduit.
  • Faites vérifier la souche après une tempête ou un gros orage.

Quand faire appel à un professionnel

Dès qu’un des signes décrits plus haut apparaît, arrêtez les feux et faites examiner le conduit. Cheminées Sparte assure le ramonage des conduits dans la région toulousaine, et vous pouvez prendre rendez-vous en ligne. Si vous prévoyez d’installer un poêle ou un insert, l’état du conduit est examiné lors de l’étude du projet et la solution de raccordement est définie avec vous. Selon le diagnostic, certains travaux, comme un chemisage ou une réfection de maçonnerie, relèvent d’une entreprise spécialisée. Pour toute question, passez par notre page contact ou appelez le 05 61 34 05 06.

Questions fréquentes

Comment savoir si mon conduit de cheminée est fissuré ?

Les signes les plus fréquents sont des taches brunes sur un mur ou un plafond le long du conduit, une odeur de fumée dans une pièce sans appareil et des fissures visibles sur la souche. Seule une inspection par un professionnel, souvent avec une caméra, permet de le confirmer. En attendant, ne faites plus de feu.

Peut-on utiliser sa cheminée avec un conduit fissuré ?

Non. Une fissure peut laisser passer du monoxyde de carbone dans la maison ou des étincelles vers une charpente. Attendez le diagnostic et les réparations avant de rallumer.

Quelle différence entre tubage et chemisage ?

Le tubage glisse un tube métallique étanche dans le conduit existant, et les fumées passent dans ce tube. Le chemisage reconstitue une paroi étanche à l’intérieur du conduit lui-même. Le choix dépend de l’état, de la forme et de la section du conduit, ainsi que de l’appareil raccordé.

Le ramoneur peut-il voir si le conduit est abîmé ?

Le ramoneur peut constater des anomalies et les signaler sur l’attestation, par exemple un passage difficile ou des débris. Pour localiser précisément une fissure, une inspection par caméra est souvent nécessaire. Conservez vos attestations de ramonage au moins deux ans.

Mon assurance couvre-t-elle un sinistre lié à un conduit fissuré ?

Cela dépend de votre contrat. L’assureur vérifie en général l’entretien du conduit, notamment les attestations de ramonage. Utiliser un conduit que l’on sait défectueux peut vous être reproché en cas de sinistre.

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