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Tubage d’un conduit de cheminée : quand il s’impose et comment il se pose

Poêle Lorflam XP 68 Box pose, photo fabricant

En bref : tuber un conduit, c’est glisser un tube en inox sur toute sa hauteur pour le rendre étanche et l’adapter à l’appareil. Ce n’est pas obligatoire par principe : c’est le diagnostic du conduit qui le décide. Mais pour un vieux conduit maçonné qui reçoit un insert ou un poêle, c’est presque toujours la conclusion.

Vous remplacez une cheminée ouverte par un insert, ou vous installez un poêle sur un vieux conduit de maison de ville. Tôt ou tard, le mot « tubage » arrive dans la conversation. On le présente souvent comme une obligation systématique ; la réalité est un peu plus nuancée, et c’est ce qui permet de comprendre pourquoi il est si souvent nécessaire.

Ce guide explique ce qu’est un tubage, dans quels cas il s’impose, comment se déroule la pose, et ce qu’il change pour le ramonage.

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Qu’est-ce que le tubage d’un conduit ?

Le tubage consiste à introduire un conduit métallique, le plus souvent en inox, dans un conduit de fumée existant, et à le raccorder à l’appareil. Les fumées ne touchent plus les parois du vieux conduit maçonné : elles circulent dans un tube étanche, de la bonne section, sur toute la hauteur jusqu’au débouché en toiture.

Le tubage ne remplace pas le conduit : il le garde comme enveloppe. C’est pourquoi le conduit d’origine doit d’abord être diagnostiqué. Un tubage ne rattrape pas un conduit non conforme au départ, par exemple trop proche d’une poutre ou dont le débouché en toiture est trop bas.

Quand le tubage s’impose

Le DTU 24.1, la norme des travaux de fumisterie révisée en 2020, demande de diagnostiquer tout conduit existant avant d’y raccorder un appareil. C’est ce diagnostic qui conclut, ou non, au tubage. Les cas les plus fréquents :

SituationPourquoi le tubageFréquence du cas
Conduit trop large pour l’appareilLes fumées ralentissent, refroidissent et déposent du bistre ; le tirage devient instableTrès fréquent avec les anciens conduits de cheminée ouverte
Conduit fissuré ou joints dégradésRisque de fuite de fumées et de monoxyde de carbone vers les pièces ou la charpenteFréquent dans le bâti ancien
Pose d’un insert ou d’un poêleFumées plus froides et plus chargées qu’avec un foyer ouvert : le vieux conduit y résiste malPresque systématique en rénovation
Passage aux granulésFumées froides et humides : il faut un conduit résistant à la condensationSelon l’appareil
Après un feu de conduitParois fissurées par la chaleurSelon le diagnostic
Les cas où le diagnostic du conduit conclut le plus souvent au tubage.

À l’inverse, un conduit récent, conforme, étanche et de la bonne section peut recevoir un appareil sans tubage. C’est rare pour les conduits maçonnés d’avant les années 1990, beaucoup plus fréquent pour les conduits métalliques posés récemment.

Les trois solutions pour un conduit existant

Le tubage flexible

Un tube en inox annelé, souple, qui épouse les dévoiements du conduit. C’est la solution la plus courante en rénovation, parce que les vieux conduits sont rarement parfaitement droits. Il se pose en un ou deux morceaux au maximum, avec un raccord prévu par le fabricant.

Le tubage rigide

Des éléments droits en inox emboîtés les uns dans les autres. Paroi intérieure lisse, meilleure résistance au ramonage mécanique, mais il faut un conduit rigoureusement vertical. On le réserve aux conduits droits.

Le chemisage

Ce n’est pas un tubage : on enduit ou on gaine l’intérieur du conduit maçonné pour refaire son étanchéité. Le DTU le considère comme une réparation, qui laisse au conduit ses caractéristiques d’origine. Il ne corrige donc pas un conduit trop large. On y recourt quand le tubage est impossible, par exemple dans un conduit en pierre très dévoyé.

SolutionPour quel conduitLimite
Tubage flexibleConduit maçonné, même dévoyéParoi annelée, un peu plus sensible à l’encrassement
Tubage rigideConduit parfaitement droitImpossible si le conduit fait des coudes
ChemisageConduit maçonné impossible à tuberNe corrige pas une section inadaptée
Tubage flexible, rigide ou chemisage : ce qui guide le choix.

Comment se déroule la pose, en 6 étapes

  • Diagnostic du conduit : état, section, dévoiements, distance aux matériaux combustibles, hauteur du débouché en toiture.
  • Ramonage préalable : le conduit est ramoné avant d’être tubé ; s’il est bistré, il doit d’abord être débistré par un spécialiste.
  • Choix et dimensionnement du tube : la section se calcule selon la puissance de l’appareil et la hauteur du conduit.
  • Introduction du tube par le haut, depuis le toit, sur toute la hauteur : un tubage partiel est interdit.
  • Raccordement et finition : raccord étanche à l’appareil en bas, embout et chapeau en haut.
  • Plaque signalétique : obligatoire, posée sur le conduit ou à côté, elle indique les caractéristiques du conduit installé.

Le choix du tube se lit dans sa désignation normalisée, par exemple « T450 N1 W V2 G ». T450 indique la température de fonctionnement, W la résistance à la condensation, et G la résistance au feu de cheminée. Un appareil à bûches et un poêle à granulés n’appellent pas la même désignation.

Tubage et ramonage : ce qui change

Un conduit tubé se ramone, comme les autres. Le décret n° 2023-641 impose au moins un ramonage tous les douze mois pour tout conduit, et les règlements sanitaires de la région toulousaine en imposent deux par an pour le bois et les granulés, dont un pendant la période de chauffe. Le détail est dans notre article sur la fréquence de ramonage.

Le hérisson doit être adapté au tube : une brosse trop dure ou mal dimensionnée abîme un tubage flexible. C’est l’une des raisons de confier le ramonage à un professionnel, qui vous remet ensuite une attestation. Ce qu’elle doit contenir est détaillé dans notre article sur le certificat de ramonage.

Les signes qu’un tubage pose problème

  • de la fumée qui refoule dans la pièce, surtout à l’allumage ;
  • des coulures noires ou brunes sur le conduit ou le plafond, signe de condensation ;
  • une odeur de fumée à l’étage, alors que l’appareil est dans le séjour ;
  • un tirage qui faiblit d’une saison à l’autre malgré les ramonages.

Ces symptômes rejoignent ceux d’un conduit encrassé, détaillés dans notre article sur une cheminée qui refoule la fumée. Et après un feu de cheminée, un tubage doit toujours être inspecté avant de rallumer : la chaleur peut le déformer.

Un projet de poêle ou d’insert sur un conduit existant ?

Cheminées Sparte installe des cheminées, des inserts et des poêles à Toulouse et dans sa région depuis 1972, et ramone et entretient les conduits une fois l’appareil en service. Pour l’entretien des poêles à granulés, nous intervenons uniquement sur les appareils de la marque Nobis.

Pour faire ramoner un conduit tubé, réservez en ligne, ou consultez notre page ramonage et entretien à Toulouse.

Questions fréquentes

Le tubage d’un conduit de cheminée est-il obligatoire ?

Pas par principe. Le DTU 24.1 impose de diagnostiquer le conduit existant avant d’y raccorder un appareil, et c’est ce diagnostic qui décide. Pour un vieux conduit maçonné qui reçoit un insert ou un poêle, la conclusion est presque toujours le tubage, car ces conduits sont rarement étanches et rarement à la bonne section.

Pourquoi tuber un conduit pour un insert ?

Parce qu’un insert produit des fumées plus froides et plus chargées qu’une cheminée ouverte. Dans un ancien conduit trop large, elles ralentissent, condensent et déposent du bistre, ce qui augmente le risque de feu de conduit. Le tubage remet une section adaptée et une paroi étanche.

Quelle différence entre tubage et chemisage ?

Le tubage glisse un tube métallique neuf dans le conduit, avec sa propre section. Le chemisage enduit ou gaine l’intérieur du conduit maçonné pour refaire son étanchéité : c’est une réparation, qui ne corrige pas une section trop large. On le choisit quand le tubage est impossible.

Tubage flexible ou rigide : que choisir ?

Le flexible s’adapte aux conduits dévoyés, ce qui en fait la solution courante en rénovation. Le rigide, à paroi lisse, résiste mieux au ramonage mais exige un conduit parfaitement droit. C’est la géométrie du conduit, relevée lors du diagnostic, qui tranche.

Peut-on tuber seulement une partie du conduit ?

Non. Le tubage se pose sur toute la hauteur du conduit, de l’appareil jusqu’au débouché en toiture. Un tubage partiel laisserait les fumées au contact du vieux conduit sur une partie du trajet, ce qui annulerait l’intérêt de l’opération.

Un tubage rend-il conforme n’importe quel conduit ?

Non. Si le conduit d’origine ne respecte pas la distance de sécurité avec une charpente, ou si son débouché en toiture est trop bas, le tubage ne régularise rien. Ces défauts doivent être traités à part, ce que le diagnostic préalable met en évidence.

Faut-il ramoner un conduit tubé ?

Oui. Le décret n° 2023-641 impose au moins un ramonage tous les douze mois pour tout conduit, et les règlements sanitaires de la région toulousaine en demandent deux par an pour le bois et les granulés. Le hérisson doit être adapté au tube pour ne pas l’abîmer.

Qu’est-ce que la plaque signalétique d’un tubage ?

C’est une plaque obligatoire, fixée sur le conduit ou à proximité, qui indique la désignation du conduit installé : température, résistance à la condensation, résistance au feu de cheminée. Elle permet au ramoneur et à l’assureur de savoir ce qui a été posé.

Peut-on raccorder deux appareils sur le même conduit tubé ?

Non pour un poêle ou un insert : chacun doit avoir son propre conduit. Il est en revanche possible, sous conditions, de faire passer deux tubages distincts dans un même conduit maçonné assez large, un par appareil. Le professionnel vérifie ces conditions lors du diagnostic.

Combien de temps dure un tubage ?

Sa durée de vie dépend du combustible, de la qualité du bois brûlé et de l’entretien. Un conduit ramoné au rythme réglementaire, alimenté en bois sec, vieillit bien mieux qu’un tubage encrassé par des feux couvants. Faites-le inspecter après tout feu de conduit ou si des coulures apparaissent.

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