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Fréquence de ramonage : combien de fois par an ramoner sa cheminée ?

Intervention de ramonage à Pechabou

En bref : dans la région toulousaine, un conduit bois, granulés ou fioul se ramone deux fois par an, dont une fois pendant la période de chauffe : c’est la règle des règlements sanitaires de Haute-Garonne et des départements voisins. Un appareil au gaz peut se contenter d’un ramonage par an. L’appareil, lui, s’entretient une fois par an.

« Une fois par an, c’est la loi. » La phrase circule partout, et elle est incomplète. Le texte national fixe bien un minimum d’un ramonage par an, mais il laisse chaque département aller plus loin. Et dans toute la région toulousaine, c’est ce qu’ils ont fait.

Voici ce qui s’applique vraiment chez vous, appareil par appareil, comment répartir les deux passages dans l’année, et dans quels cas il faut faire ramoner sans attendre la date prévue.

Deux textes, et c’est le plus exigeant qui compte

Le décret n° 2023-641 du 20 juillet 2023 pose le socle national. Il impose, pour tout appareil de chauffage à combustion, un ramonage du conduit au moins une fois tous les douze mois et un entretien annuel de l’appareil par un professionnel qualifié. Il prévoit aussi que le règlement sanitaire départemental peut exiger davantage.

Le règlement sanitaire départemental, ou RSD, est ce texte plus exigeant. En Haute-Garonne, dans le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Gers, l’Aude et l’Ariège, son article 31-6 dit la même chose : les conduits utilisés habituellement sont ramonés deux fois par an, dont une fois pendant la période d’utilisation. Certains conduits, notamment ceux des appareils au gaz, peuvent n’être ramonés qu’une fois par an. Le détail des obligations, et de qui paie entre locataire et propriétaire, est dans notre article sur le ramonage obligatoire.

Concrètement, un poêle à bois utilisé tout l’hiver à Toulouse, Albi ou Montauban se ramone donc deux fois par an. Se contenter d’un seul passage parce que « le décret dit un par an » reste une infraction au règlement sanitaire.

La fréquence, appareil par appareil

AppareilRamonage du conduitEntretien de l’appareilÀ savoir
Cheminée à foyer ouvert2 fois par an, dont 1 en période de chauffePas d’entretien d’appareil exigéLe foyer ouvert encrasse beaucoup : ne sautez pas de passage
Insert ou foyer fermé à bois2 fois par an, dont 1 en période de chauffe1 fois par anLes fumées plus froides déposent vite du bistre
Poêle à bois2 fois par an, dont 1 en période de chauffe1 fois par anIdem, surtout avec des allures réduites
Poêle à granulés2 fois par an, dont 1 en période de chauffe1 fois par anLe nettoyage courant par l’utilisateur ne remplace pas le ramonage
Chaudière bois ou granulés2 fois par an, dont 1 en période de chauffe1 fois par anFonctionnement continu : dépôts rapides
Foyer ou insert au gaz1 fois par an1 fois par anConduit ou ventouse contrôlé lors de l’entretien
Fréquences en vigueur en Haute-Garonne, Tarn, Tarn-et-Garonne, Gers, Aude et Ariège (RSD, article 31-6 ; décret n° 2023-641).

Le poêle à granulés n’échappe pas à la règle. On lit souvent qu’un seul ramonage suffit, au motif que les granulés brûlent proprement. Le règlement sanitaire ne fait pas cette distinction : un conduit de poêle à granulés en service se ramone deux fois par an, comme celui d’un poêle à bois. Le détail est dans notre article sur le ramonage d’un poêle à granulés.

Et le conduit tubé ? Le règlement cite les conduits tubés parmi ceux qui peuvent n’être ramonés qu’une fois par an, mais la formule est ambiguë et vise d’abord le gaz. Pour un appareil au bois ou aux granulés raccordé sur un tubage, retenez les deux ramonages par an : c’est ce que vous demandera votre assureur.

Comment répartir les deux ramonages dans l’année

La règle impose un passage pendant la période de chauffe. Le second est libre, mais son moment n’est pas indifférent.

CalendrierPremier ramonageSecond ramonagePour qui
ClassiqueSeptembre ou octobre, avant les premières flambéesJanvier ou février, en pleine saisonChauffage principal au bois
Fin de saisonDécembre ou janvier, en pleine saisonAvril à juin, après la dernière flambéeUsage régulier, conduit à surveiller
AppointOctobre ou novembre, en début de saisonMars ou avril, avant l’arrêtPoêle ou insert allumé les soirs et week-ends
Trois façons de placer les deux ramonages annuels, dont un pendant la période de chauffe.

Un conseil pratique : le ramonage de fin de saison, au printemps, retire les dépôts avant qu’ils ne passent l’été dans le conduit. Ces dépôts gorgés d’humidité attaquent les conduits métalliques et dégagent des odeurs à la reprise. C’est aussi la période où les délais sont les plus courts.

Quand faire ramoner sans attendre la date prévue

Certains signaux justifient un ramonage immédiat, quel que soit le calendrier :

  • Après un feu de cheminée : le conduit doit être ramoné et inspecté avant toute nouvelle flambée.
  • Une fumée qui refoule dans la pièce, un tirage qui faiblit, une vitre qui noircit en quelques heures.
  • Une odeur de suie ou de brûlé persistante, même appareil éteint.
  • Un appareil resté à l’arrêt plus d’un an : un nid ou des débris ont pu obstruer le conduit.
  • Du bois humide brûlé pendant plusieurs semaines : les dépôts de goudron s’accumulent beaucoup plus vite.

Ces symptômes sont détaillés dans notre article sur les 5 signes qu’il faut ramoner sa cheminée.

Ce qui encrasse plus vite, et ce qui aide

La fréquence réglementaire est un minimum. Certaines habitudes remplissent le conduit plus vite que la moyenne :

  • un bois humide, à plus de 20 % d’humidité, ou des résineux brûlés en grande quantité ;
  • des feux couvants, à allure réduite, surtout la nuit : les fumées refroidissent et déposent leurs goudrons ;
  • des papiers, cartons ou bois de récupération traités ;
  • un conduit trop large pour l’appareil, où les fumées ralentissent et condensent.

À l’inverse, un bois dur et sec, des flambées vives et un appareil bien réglé limitent les dépôts d’une saison à l’autre. Les essences à privilégier sont dans notre article sur le bois à utiliser dans une cheminée.

L’attestation, à chaque passage

Chaque ramonage donne lieu à une attestation, à conserver au moins deux ans selon le décret. Avec deux ramonages par an, vous en aurez donc deux par saison : gardez-les ensemble. Après un sinistre, c’est la première pièce que réclamera votre assureur, et l’absence du second passage peut suffire à réduire l’indemnisation. Tout ce qui touche à l’assurance est expliqué dans notre article ramonage et assurance habitation.

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Cheminées Sparte ramone et entretient les cheminées, les inserts, les poêles à bois et les foyers au gaz à Toulouse et dans un rayon de 80 km, depuis 1972. Pour les poêles à granulés, nous intervenons uniquement sur les appareils de la marque Nobis. L’attestation vous est remise à la fin de l’intervention.

Réservez votre ramonage en ligne, ou consultez notre page ramonage et entretien à Toulouse.

Questions fréquentes

Combien de fois par an faut-il ramoner sa cheminée ?

Deux fois par an dans la région toulousaine pour un conduit bois, granulés ou fioul en service, dont une fois pendant la période de chauffe. C’est la règle des règlements sanitaires de Haute-Garonne, du Tarn, du Tarn-et-Garonne, du Gers, de l’Aude et de l’Ariège. Un appareil au gaz peut se contenter d’un ramonage par an.

Le décret de 2023 ne dit-il pas un ramonage par an ?

Si, mais c’est un minimum national. Le décret n° 2023-641 prévoit lui-même que le règlement sanitaire départemental peut imposer davantage. C’est le cas dans toute la région toulousaine, où l’article 31-6 impose deux ramonages par an pour les conduits en service. C’est donc cette règle, plus exigeante, qui s’applique.

Un poêle à granulés se ramone-t-il aussi deux fois par an ?

Oui. Le règlement sanitaire ne distingue pas les granulés du bois : un conduit de poêle à granulés utilisé régulièrement se ramone deux fois par an, dont une pendant la saison de chauffe. Le nettoyage du creuset et du cendrier par l’utilisateur ne remplace pas ce ramonage par un professionnel.

Une cheminée qu’on utilise rarement doit-elle être ramonée ?

Oui, dès lors qu’elle sert, même quelques soirs par an. Les dépôts s’accumulent d’une saison à l’autre, et un conduit peu utilisé peut être obstrué par un nid ou des débris. Un appareil définitivement hors service n’est plus concerné, mais il faut alors le condamner proprement.

Quand faire le ramonage obligatoire pendant la période de chauffe ?

Entre novembre et mars, quand l’appareil fonctionne régulièrement. Beaucoup de foyers le placent en janvier ou février. L’autre ramonage de l’année peut se faire avant la saison, en septembre ou octobre, ou après la dernière flambée, au printemps, quand les délais sont les plus courts.

À quelle fréquence ramoner un insert ou un foyer au gaz ?

Une fois par an. Le règlement sanitaire autorise un seul ramonage annuel pour les appareils au gaz. L’entretien annuel de l’appareil reste obligatoire : brûleur, veilleuse, sécurités et conduit ou ventouse sont vérifiés à cette occasion par un professionnel qualifié.

Faut-il ramoner après un feu de cheminée ?

Oui, avant toute nouvelle flambée. Un feu de conduit laisse souvent des fissures, un tubage déformé ou des dépôts calcinés. Le conduit doit être ramoné et inspecté par un professionnel avant la remise en service, et le sinistre déclaré à votre assureur dans le délai prévu par votre contrat.

Que risque-t-on si on ne ramone qu’une fois par an ?

Une infraction au règlement sanitaire départemental, d’abord. Surtout, en cas de sinistre, l’assureur peut réduire son indemnisation s’il constate que l’entretien n’était pas conforme. Et le risque de feu de conduit augmente, car le bistre a une saison entière pour s’accumuler.

Le locataire ou le propriétaire doit-il faire ramoner ?

Pour un appareil individuel, c’est l’occupant du logement, donc le locataire, qui fait ramoner et paie le ramonage, puisqu’il s’agit d’un entretien courant. Le propriétaire reste responsable du bon état du conduit lui-même et des réparations importantes.

Combien de temps garder les attestations de ramonage ?

Au moins deux ans, selon le décret n° 2023-641. Avec deux ramonages par an, gardez les deux attestations de chaque saison ensemble. Elles prouvent à votre assureur que le rythme réglementaire a été respecté, et elles rassurent un acheteur si vous vendez votre logement.

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